blog-05.jpg

La gestion d'actifs en Suisse.

La Suisse constitue un des piliers mondiaux en matière de gestion d'Actifs et de gestion de fortune. Cette expertise est basée sur une experience séculaire en la matière.

Avec environ un quart des actifs sous gestion à travers le monde, la Suisse demeure la plus grande place financière en matière de Private Banking transfrontalier..

En 2014, les actifs financiers privés au niveau mondial ont augmenté de 11,9 % pour s’établir àUSD 164 300 milliards. Cette hausse résulte principalement de la croissance de valeurs patrimoniales
existantes. La légère reprise conjoncturelle observée dans les pays industrialisés,mais aussi la politique monétaire accommodante menée avec persistance par quelques grandes banques centrales, ont dopé la performance des marchés de valeurs mobilières. En outre, la hausse des revenus a relancé la consommation, ce qui a entraîné un essor économique notamment dans les pays à forte croissance. La fortune cumulée des millionnaires en USD a progressé de 7,2 % en 2014, à USD 56 400 milliards. En dépit d’un contexte difficile, la Suisse reste leader mondial dans le domaine du Private Banking transfrontalier, avec une part
de marché de 25 %.

Le secteur bancaire suisse, qui compte 275 banques, est fortement diversifié. A fin 2014, les banques en Suisse géraient CHF 6 656 milliards, dont 51,1 % en provenance de l’étranger. La numérisation, la solidité de la monnaie nationale et le contexte réglementaire sont toutefois autant de défis à relever pour les gérants de fortune suisses. Il y a lieu de renforcer encore la réputation de la Suisse en tant que centre de placement, de même que les synergies avec l’Asset Management.

La grande diversité des modèles d’affaires représentés dans le secteur bancaire suisse contribue à sa stabilité. Outre les établissements opérant à l’échelon international, les banques à vocation nationale jouent un rôle essentiel pour la place économique suisse.

Au total, le nombre des banques en Suisse est passé de 283 à 275 entre fin 2013 et fin 2014. Deux banques ont été rachetées, deux ont été liquidées et cinq ont perdu le statut bancaire. En revanche, on a enregistré une nouvelle implantation. En octobre 2015, on comptait encore une banque en moins avec la fermeture de la banque privée Hottinger. L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) a ouvert la mise en faillite de cette banque en raison de pertes répétées et de contentieux non résolus. Elle a pris les mesures qui s’imposaient après qu’un assainissement de la banque s’est révélé irréalisable et que les exigences en matière de fonds propres n’ont pas été respectées. En 2014, 246 banques en Suisse (2013: 235) ont réalisé un bénéfice annuel, pour un montant total de CHF 14,2 milliards (2013: CHF 11,9 milliards). En revanche, 29 banques (2013: 48) ont enregistré une perte annuelle, pour un montant total de CHF 6,8 milliards (2013: CHF 1,4 milliard). Le bénéfice net agrégé s’est donc établi à CHF 7,4 milliards (2013: CHF 10,5 milliards). Les bénéfices annuels émanent pour l’essentiel de l’une des deux grandes banques. Celle-ci a en effet procédé à des reprises de correctifs de valeur et de provisions, ce qui a généré des produits exceptionnels. Quant aux pertes annuelles, elles ont été réalisées notamment par les banques en mains étrangères et par une grande banque. Elles résultent pour une large part de l’augmentation des charges pour «correctifs de valeur, provisions et pertes» (ASB 2015).

Contact